Panhard rêve de mariage avec le char Leclerc

Le constructeur de blindés légers cherche à grossir et à se renforcer à l'international. Pour y arriver, il milite pour un rapprochement avec Nexter, ex-Giat Industries.

Les Français parviendront-ils à atteindre une taille critique dans les blindés légers ? C'est ce qu'espère le groupe Panhard en tentant un rapprochement avec le groupe public Nexter (ex-Giat). La consolidation va bon train en Europe, menée par les Anglo-Saxons.

Au nord, le britannique BAE Systems n'a cessé de se renforcer, avec notamment le rachat du suédois Hagglunds, et affiche désormais 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Au sud, l'américain General Dynamics a fait main basse sur l'espagnol Santa Barbara. Les français Nexter et Panhard, qui réalisent respectivement un chiffre d'affaires de 579 millions d'euros et d'une centaine de millions, font figure de Petit Poucet. Un rapprochement à trois avec Renault Trucks Defense, une filiale de Volvo Trucks, a aussi été évoqué.

D'où l'idée du patron de Panhard, Christian Mons, d'initier un rapprochement avec Nexter. D'autant que le principal actionnaire du groupe, avec 75 % du capital, Georges Cohen, avait un temps envisagé de se séparer de cet actif. N'ayant nullement envie de devenir une sous-filiale d'un groupe étranger, Panhard cherche donc à croître, avec une préférence pour une solution franco-française. Des entretiens avec les représentants de la direction générale de l'armement (DGA) - qui préside à l'avenir de Nexter - ont déjà eu lieu et la proposition aurait reçu un accueil plutôt favorable.

Sources: Le Figaro (janvier 2010)